International | Service civique

03 avril 2026

Ateliers sur les enjeux européens à Bruxelles : témoignage de deux jeunes en Service civique

Début mars 2026, le réseau européen Volont’Europe a organisé une série d’ateliers réunissant une vingtaine de jeunes de 18 à 30 ans venus de différents pays d’Europe afin d’imaginer avec eux l’avenir de l’Union Européenne et de rétablir la confiance entre les citoyens et la politique.

Volonteurope

Les ateliers menés, issus du programme « 4voices Europe », ont permis d’aborder différentes thématiques avec les jeunes : enjeux européens, vision de l’Europe, place des langues régionales étrangères, égalité des genres ou encore place des minorités et devoir de mémoire.

Deux jeunes en Service civique avec la Ligue de l’enseignement 35, Lomig et Lucas, ont eu la chance de participer à ce dispositif. Lomig est actuellement volontaire au sein de l’association Ehop covoiturage sur une mission de transition écologique et de valorisation du covoiturage, Lucas est quant à lui volontaire avec les Hôtels solidaires sur une mission portant sur le gaspillage alimentaire et la redistribution.

Ils nous livrent ci-dessous un témoignage de leur expérience à Bruxelles :

Volontaire Volonteurope bruxelle

« Le départ s’est fait en train depuis Rennes, un direct en direction de Bruxelles, avec une arrivée vers 12h30 après un départ matinal à 7h30. Les billets avaient été pris en charge, ce qui a facilité l’organisation. Au début, le programme restait encore un peu flou, mais le fait de retrouver d’autres participant·es français·es et d’avoir des personnes ressources sur place était rassurant. L’hébergement à l’Ibis Hotel s’est bien passé, le logement était satisfaisant et confortable. Le fait de ne pas avoir à gérer la logistique quotidienne a permis de se concentrer pleinement sur les activités, sans distraction extérieure. L’organisation générale a été très bonne, avec des échanges rapides en amont pour préparer le séjour, et une coordination efficace, notamment grâce à Furkan, salarié chez volont europe, très présent et disponible.

À l’arrivée, le groupe s’est rendu directement à l’hôtel pour déposer les affaires avant de rejoindre le siège du Comité économique et social européen, où se déroulait un évènement spécial : la Semaine de la société civile. La première session à laquelle nous avons pu assister portait sur la résilience et abordait notamment la place des cultures et des langues minoritaires en Europe, Un sujet qui a particulièrement intéressé Lomig, qui parle breton. Une autre conférence abordait le travail invisible des femmes.
Même si certaines interventions demandaient un effort de concentration, notamment pour passer du français à l’anglais, les participant·es ont trouvé les contenus intéressants. Le soir, un temps plus informel nous a permis de découvrir la ville.

Le vendredi a été la journée la plus intense et c’était également le premier jour où tous les participant.es étaient fin là. Elle a commencé place Sainte-Catherine avec un atelier brise-glace réunissant les 26 jeunes venant de nombreux pays d’Europe de l’Ouest.  Malgré la diversité des origines, les échanges ont été très faciles et les rencontres particulièrement appréciées. 

La suite de la journée s’est déroulée à la Maison internationale des littératures Passa Porta, un lieu consacré aux auteurs, propice au travail calme et à l’écriture. Plusieurs ateliers ont été proposés au sein de cet espace. Il y a eu par exemple un atelier immersif qui proposait l’écoute d’un podcast et la lecture de témoignages de personnes issues de minorités, afin de mieux comprendre leurs réalités.
Un travail d’écriture a également été réalisé autour du futur : les jeunes devaient imaginer un article de presse publié en 2040, en réfléchissant à ce dont il faudrait se souvenir d’ici 2040 à propos de sujets comme l’écologie, les guerres ou les droits internationaux.

Un autre exercice préparé en amont demandait d’apporter l’interview d’une personne âgée ayant vécu avant, pendant ou après la Seconde Guerre mondiale, afin de partager une anecdote liée à l’histoire européenne. Les sujets abordés étaient parfois complexes, mais les rencontres humaines ont été unanimement appréciées. Être confronté à certains témoignages a permis de remettre les choses en perspective et de prendre conscience de la chance de vivre dans certains pays, ainsi que du rôle et de l’influence des États dans la protection des droits.

Les participant·es ont également réalisé un micro-trottoir à Bruxelles pour demander aux passants ce qu’ils pensaient de la démocratie. Ces échanges ont permis de réfléchir concrètement à la manière de la défendre et de la faire vivre au quotidien.

Des temps plus libres ont aussi été prévus, avec un repas au restaurant, puis la visite du musée d’histoire de Bruxelles. La visite a permis de découvrir de nombreux aspects historiques et culturels.

Du point de vue personnel, Lucas souligne la richesse des rencontres, qui ont été pour lui l’un des aspects les plus marquants du séjour. Cette expérience lui a aussi permis de progresser en anglais. Il retient également la qualité de l’organisation et de la logistique.

Concernant leur vision de la démocratie et de l’Europe, cette expérience nous a apporté un nouveau regard. Lomig pensait que l’Union européenne était une institution très formelle et éloignée des citoyens, mais il a finalement pris conscience de l’importance de la liberté d’expression et des espaces d’échange qu’elle permet. Il a aussi été marqué par les actions menées en direction des jeunes.
Lucas, de son côté, a réalisé l’importance du rôle des associations et des structures locales, qui ont un impact réel à l’échelle régionale et européenne. Certains témoignages entendus pendant le séjour lui ont aussi fait prendre conscience des privilèges dont nous bénéficions dans certains pays.

volont'europe à Bruxelles

Cette mobilité a donné envie à plusieurs participant·es de s’engager davantage, notamment en s’intéressant plus à la politique, en posant plus de questions et en cherchant à mieux comprendre le fonctionnement des institutions. Elle a aussi donné le sentiment d’appartenir à quelque chose de commun, de « faire Europe » concrètement, au-delà des discours.

Au final, cette expérience a permis de porter un regard plus concret sur l’Europe et sur les solidarités européennes, en comprenant qu’elles se construisent à la fois par les institutions, mais aussi par les rencontres entre les citoyens. »

Le programme « 4voices Europe » est proposé par Volonteurope et financé par l’Union Européenne.