Sport | Vie de la ligue

23 septembre 2021

Portrait de Clément VENET – Délégué USEP et chargé de mission Ligue de l’enseignement 35

Quel est ton parcours professionnel ?

Avant d’entrer à la Ligue de l’enseignement j’ai eu quelques expériences professionnelles mais plutôt ponctuelles, comme animateur, assistant d’éducation. La majorité de mes expériences étaient surtout des expériences bénévoles et militantes dans le milieu de l’éducation populaire, et particulièrement au sein d’un mouvement de jeunes. J’ai aussi la particularité d’avoir été formé comme professeur des écoles, d’avoir obtenu le concours de professeur des écoles, mais j’ai fait le choix de me réorienter au cours de mon année de stage.

 

Comment es-tu arrivé à la Ligue de l’enseignement 35 ?

J’ai postulé sur un poste d’animateur au sein du pôle éducation (à l’époque les services de la Ligue 35 étaient divisées en pôle dont un pôle éducation). Cela correspondant au moment où j’ai choisi de quitter l’éducation nationale. Je cherchais un moyen de rebondir au sein du milieu associatif et de l’éducation populaire, car c’est dans ce milieu que j’ai fait « mes armes ». J’ai donc naturellement cherché à faire professionnellement ce que j’avais toujours fait bénévolement jusqu’à mon arrivée à la ligue. J’ai ensuite progressivement évolué au sein de la fédération en devenant délégué USEP au terme de mon contrat d’animateur.

Quelles sont tes missions ?

J’ai deux casquettes en tant que professionnel. Je suis tout d’abord délégué du comité départemental USEP, le secteur sportif scolaire de notre fédération. A ce titre j’anime la vie du comité dans tous les sens du terme : j’organise et anime des rencontres sportives associatives pour les associations USEP affiliées, j’anime la vie statutaire et accompagne les élus dans leurs engagements. De manière plus globale je coordonne l’ensemble des projets du comité et le représente auprès des différents partenaires.

Je suis aussi chargé de mission sur les questions de vie associative/vie fédérative. A la prise de mon poste en septembre 2019 je travaillais avec la déléguée générale de la fédération à l’animation d’une démarche d’actualisation du projet associatif du CPB, la plus grosse association affiliée à la ligue. Depuis mes missions se sont diversifiées et enrichies. J’ai pu être mobilisé pendant les temps de confinement en renfort sur notre centre de ressource à la vie associative afin d’échanger avec les associations affiliées dans un contexte contraint. J’échange aussi régulièrement avec les membres de l’équipe sur différents sujets qui peuvent toucher à la vie associative et la vie fédérale, avec l’objectif d’améliorer notre capacité à fédérer et accompagner les associations de notre réseau.

Que signifie pour toi travailler au sein d’une association ?

Travailler au sein d’une association, c’est d’abord travailler au service de l’intérêt général pour une organisation à but non lucratif. C’est quelque chose de fondamental pour moi. J’ai toujours voulu travailler soit au sein de la fonction publique soit au sein d’une association, car je me vois pas travailler au sein d’une entreprise, dont la vocation première est de créer de la richesse. Le service de l’intérêt général se traduit par la définition et le déploiement d’un projet associatif. C’est ce qui donne un cap et du sens à l’action. Il ne s’agit pas uniquement de mettre en place des actions, mais de savoir pourquoi et d’orienter ces actions vers un but. Enfin une dimension primordiale du travail au sein d’une association est la relation avec les bénévoles. Ce sont eux qui font vivre l’association et définissent son projet. En tant que salarié je me considère donc comme un appui. Mon rôle est de les accompagner. J’accorde d’ailleurs une grande importance (et donc du temps de travail) à la préparation et l’animation de la vie statutaire avec les élus.

Je terminerai en disant que travailler au sein d’une association reste un travail. On a parfois tendance à confondre travail et engagement parce qu’on partage les valeurs et les projets de notre structure employeuse. Pourtant cela reste un emploi.

 

Quelles valeurs de la Ligue te semblent importantes ?

La fraternité est souvent la valeur sur laquelle on se concentre le moins dans le tryptique de valeurs républicaines après liberté et égalité. Je pense que celle ci est pourtant fondamental. Faire vivre une société fraternelle, que ce soit dans les liens que l’on tisse au quotidien, ou bien dans l’organisation sociale et économique de la cité, il y a un enjeu immense. Je pense qu’on devrait souvent remettre la fraternité au cœur de nos pensées et de nos actes.

L’équité et la justice sont aussi des valeurs qui me sont chères. Les inégalités sociales m’insupportent et c’est le moteur de mon engagement. Quand j’étais étudiant à Lyon, je croisais tous les jours des personnes sans domicile fixe, vivant dans la rue. Cela me révoltait chaque jour et me donnait envie de changer le monde. Je suis toujours aussi révolté.

 Es-tu engagé dans une association en dehors du travail ?

J’ai été longtemps et jusqu’à peu engagé au sein d’un mouvement de jeunesse et d’éducation populaire qui se nomme le MRJC, où j’ai été animateur, administrateur départemental, national, membre de groupes de travail. Aujourd’hui je n’ai plus de responsabilité élue au sein de cette association car je vais bientôt être atteint par la limite d’âge. Les statuts du MRJC précisent en effet que les responsabilités sont assumées par des jeunes de 13 à 30 ans. Cela ne m’empêche pas de continuer à être attentif à la vie de l’association sur mon territoire.

Je fais aussi partie d’un club de tennis de table dans la commune où je résidais jusqu’à l’année dernière, mais n’y occupe pas de responsabilités. Je lie étroitement l’engagement associatif à l’ancrage local et comme j’ai déménagé fin 2020 à Guipry Messac, je n’ai pas encore eu le temps de découvrir le tissu associatif municipal pour m’y engager. Pour le moment je me suis contenté de créer des liens avec mes voisins et de tisser des solidarités locales.

Dans le cadre de mon travail je suis aussi engagé syndicalement car il me semble important en tant que salarié de s’engager pour ses droits.